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vendredi, 28 septembre 2007

Gouel kan ar vartoloded, Pempoull 2007 (1)

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Fête des chants de marins, Paimpol 2007

Ce qu'elle etait belle, Rokia Traoré, sur la scène Stan Hugill dressée sur le port de Paimpol. Tu crois t'embarquer pour une mer douce et calme, et soudain, c'est les 40 emes rugissants, c'est Magellan et Bonne Espérance à la fois. C'est Rokia, la belle malienne qui chante et danse comme personne.

PS .. et ceux qui parlent de crachin breton, dans leurs notes, t'a vu ce beau temps !?!

jeudi, 27 septembre 2007

chansons

Je m'en rejouis 6 mois à l'avance. Je vais enfin voir Romain Didier sur scène. Il va passer sur la péniche, ou j'ai déjà vu Marthe Vassalo ( la plus grande chanteuse bretonne ), Henri Tachan et Marion Rouxin.
Il y a très longtemps que j'aime Romain Didier. Sur la fiche de présentation, ils disent qu'il est méconnu. Je ne sais pas trop. Est-ce que Romain Didier est méconnu ? T'y crois, toi ? je crois qu'il fait son bonhomme de chemin, et il l'a toujours fait, avec cette sensibilité que l'on rencontre assez rarement. Si je pouvais lui parler, je lui poserais cette question qui me brûle les lèvres. Et Julie ? Julie la loire ?

La peine qu'elle a eu
ya que la Loire qui l'a su

Julie la loire
Si t'entends ma chanson, quelque part
Ce garçon maladroit qui t'aimait
C'est moi


ça m'a toujours bouleversé, cette chanson, parceque je suis sûr que Julie existe et qu'il lui parle à travers cette chanson, parcequ'il n'a pas d'autre moyen de le faire. Et qui sait, si je pouvais lui demander, il répondrait d'un petit sourire et d'une voix gentille que c'est simplement une chanson.

Romain Didier c'est un piano, une voix et des paroles vraiment très belles. Parmi les plus belles chansons qu'il ait chanté, il y a celle écrites par Allain Leprest. Alors s'il ya quelqu'un de méconnu, c'est bien Allain Leprest. C'est indiscutablement l'un des plus belles plumes de la chanson françaises.

Connais-tu l'herbe amère, le liseron, la plante
Toute noire et très belle enroulée dans la gorge ?
Ô que quelqu'un la dise, ô que quelqu'un la chante
Seulement sur le bruit d'un coeur et d'une horloge
Et le train de Dunkerque au loin sur son refrain
Le chagrin
.

Je ne vois peu d' écritures aussi belles que la sienne, Anne Sylvestre, oui, peut-être. Et c'est vrai, merde, Allain Leprest, avec sa voix un peu cassée, son intensité, sa tendresse immense, son sens de l'écoute, n'a pas du tout la place qui lui revient dans la chanson. Celle d'un chanteur rare et magnifique. Dans le dernier Chorus , ils disent qu'il est gravement malade. il y a une photo. Il y a avec lui, son vieux complice, Romain Didier et d'autres. Je n'aime pas le voir comme ça, terriblement amaigri et une casquette sur la tête. Pourvu que ... Il a encore beaucoup de chansons à écrire.

Puisque j'en suis à parler comme ça, sans rime ni raison, Chorus va très mal. Il faut 2000 abonnés supplémentaire pour l'an prochain, ou sinon, cette revue formidable, indispensable à la chanson française vivante disparaitra. Quinze ans que Chorus défend une chanson connue ou inconnue, sort de l'ombre et soutient de merveilleux artistes. Alors si tu aimes la vraie belle chanson, sans vouloir te commander, tu t'abonnes à Chorus.

J'ai enfin écouté l'interview de Marion Rouxin avec Hélène Azera. j'ai déja parlé abondemment de Marion sur ce blog. Hélène Azera, c'est une journaliste qui connait la cnanson sur le bout des ongles. C'est grâce à elle que j'ai connu Marianne Oswald, en particulier, Marianne la rouge, l'unique. Hélène Azera commence l'interview en disant à Marion qu'elle est l'une de ces chanteuses préférées. Je suis bien content qu'elle dise ça, qu'une journaliste comme Hélène Azera reconnaisse l'immense talent de Marion, c'est une promesse pour l'avenir.
Marion, je vais la revoir chanter demain. C'est quand même une chance d'habiter dans la même ville que cette chanteuse qui j'aime tant. J'ai ainsi souvent l'occasion de la voir. Et Marion sur scène, c'est quelque chose qu'on ne doit pas manquer

lundi, 24 septembre 2007

A bicycletteuhhhhhhhhhh

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salut bip !

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Je l'ai vu dans sa ville natale, il y a 15 ans. c'etait fabuleux
Je ne suis pas dupe. Il va revenir très vite.
Je suis bien convaincu qu'il peut mimer la mort.

jeudi, 20 septembre 2007

The Lunaute is back

J'en suis sûr, maintenant, le Lunaute est revenu.
C'est une question que je me posais à vrai dire, j'avais un doute léger.
Pourtant quand le lunaute revient, il y a certains signes qui ne trompent pas.
Et depuis ce matin, j'en suis sûr.

Quand le lunaute revient les montres disparaissent, c'est souvent le premier signe... mais pas toujours. Parfois, il y a juste un mot sur la porte, le lunaute s'invite chez les voisins, faute de mieux. Mais ce n'est pas parcequ'il est chez les voisins, que le lunaute n'est plus là. C'est précisément l'inverse. C'est parcequ'il est là, qu'il est chez les voisins, comprenez-moi bien.
Et cette semaine, il y a eu les deux, une montre qui disparait le lundi, et le lunaute qui s'invite chez les voisins le mardi.

Mercredi, il n'y a pas eu grand chose. c'est pourquoi j'ai baissé la garde. Il y avait juste certains retards qui auraient du m'alerter.

Mais aujourd'hui, le lunaute a frappé un grand coup !

Et le pire, c'est que je n'etais même pas là. C'est Libellule qui a subit le contrecoup du retour du lunaute. ça commence par un coup de fil:

" Allo, ici madame C., est-ce que Théodule est parti au collège ?"
Libellule a dit que oui, il etait 7h45. Si madame C. appelle c'est sans doute qu'elle attend depuis au moins un quart d'heure, et comme Théodule est parti à 7h30, qu'il va arriver à 8H00, cela veut dire qu'il aura au minimum une demi-heure de retard.

J'hésite à rappeller, mais pour dire quoi ? que Théodule a sans douté été capturé par un lunaute ? ça tombe mal, le jour d'un voyage scolaire à Nantes, n'est-ce-pas ? une demi-heure de retard. Je bats ma coulpe. Je lui ai bien demandé l'heure de départ -il ne la connaissait visiblement pas - mais pas l'heure du retour. C'est toujours ainsi, quand le lunaute revient, on baisse la garde, on ne devrait pas. Le lunaute a frappé fort, cette fois. Qui sait si le bus l' attendra ? qui sait si ce n'est pas à la gare qu'il devait aller, pour prendre le train ?
C'est toujours ainsi quand le lunaute revient.
Ce soir, il va falloir le chasser - même s'il revient toujours.

mardi, 18 septembre 2007

V.

J'ai déjà effleuré le souvenir de V.
ici.
C'est une histoire qui remonte à tout juste vingt ans. Vingt ans que je connais V., vingt ans que l'on s'écrit. Ainsi, ce que je lui disais doucement, alors qu'elle pleurait dans mes bras, le dernier jour, alors que je quittais l'ile s'est averé exact " Tu sais, tant qu'on s'écrit, on ne se perd pas ".
V. est une des personnes les plus importantes de ma vie.
Elle avait 18 ans quand on s'est connu.
Nous habitions à 800 km l'un de l'autre, mais quelques mois plus tard, l'envie de se retrouver etait plus forte ... et puis, la vie, la distance, mais avec V. on a continué à s'aimer. Rien ne pouvait faire qu'on cesse de s'aimer. On s'est revu dans l'ile, il y a quinze ans. Elle etait encore plus belle qu'avant. Mais je vivais avec quelqu'un d'autre.
Qu'importe, on a continué à s'écrire. Il y a eu quelques interruptions, parfois un ou deux ans sans s'écrire. Mais on ne s'est jamais perdu. J'aurais aimé la revoir mais elle n'a jamais voulu.
Quand j'ai su que j'allais avoir un enfant, c'est la première personne à qui j'ai voulu le dire. Elle m'a répondu un mot tellement touchant et adorable.
Je ne sais pas pourquoi sa vie sentimentale n'a pas été plus belle. Elle a vécu seule très longtemps, entrecoupé d'amours passagères. Ils faisaient quoi les mecs pour ne pas arriver à se faire aimer d'une fille aussi belle et intelligente que V. ?
Quand je suis retourné dans l'ile, l'an passé, je ne pensais qu' à elle. Je pensais à la plage, au premier soir avec elle. On avait failli rouler dans le feu. Je lui ai écris une carte postale où je lui disais que j'etais dans l'ile.
Et puis en rentrant,j'ai écris cette note " Rue de la malentreprise".
Le soir de cette note, il y avait une lettre d'elle. J'etais heureux qu'elle réponde aussi vite. Ses lettres ont toujours été des fêtes.
Je la lis, je lis ses démélés professionnels, V. est prof de gym, elle raconte, je le retrouve toujours dans ses lettres. Notre complicité et notre tendresse sont restées intacts malgré les années. Et puis sa lettre bascule dans l'horreur.
Soudain, la paralysie faciale, elle ne voit plus très bien, elle vomit sans cesse, les urgences, le scanner du cerveau, pour confirmer ce que les médecins soupçonnent déja, et c'est la première poussée et elle est violente, il faut frapper fort, pour qu'elle ne soit pas handicapée dès maintenant. V. est atteinte de sclérose en plaque. Au moment, où elle m'écrit, elle a retrouvé la mobilité de son visage, elel voit trouble parfois et a quelques pertes de mémoire. Les traitements ont été assez efficaces. Mais elle est entrée dans une autre vie. C'est une saloperie de merde de maladie. Sa vie est désormais suspendue à une évolution qu'elle ne connait pas, que personne ne peut prévoir.Elle me dit:A 37 ans, j'entre dans l'âge des économies, économiser les potentialités qu'il me reste et que je peux perdre par petit ( ou gros) bouts à tout moment.
La sclérose agit par poussée et personne ne peut lui dire quand sera la suivante et ce qu'elle lui laissera. Chaque sclérosé suit son propre chemin de croix. Elle, qui est prof de gym, ceinture noire de judo, elle qui eveillait le regard de tous les hommes sur la plage, qui sait ce que sera sa vie, desormais ? La sclérose est une épée de Damoclès qui attaque tout, à son rythme, ce peut être les yeux, les muscles, la mémoire...
Je lis sa lettre comme un cauchemar. Je lui demande si elle veut que je vienne la voir. Je sais que c'est peut-etre la dernière fois que je pourrais la voir. Elle ne voulait pas quand elle etait, en pleine santé, alors comment voudra-t'elle plus tard, quand la maladie l'aura réduite en bouillie. Mais je ne la verrai pas. Je ne la verrai donc plus jamais sans doute. N'est-ce-pas étrange de savoir qu'on ne verra plus jamais quelqu'un qu'on aime ?
C'est une des personne les plus importantes de ma vie et je m'inquiète pour elle. En Juillet, elle m'a écris, elle avait eu une nouvelle petite poussée, mais cela allait. Elle craignait la rentrée ou elle reprenait son poste de prof à plein temps. La sclérose se nourrit de la fatigue. Je supporte mal l'idée que son corps sera meurtri, sans retour en arrière, toujours plus, jusqu'au calvaire.
Après la mort de Catherine, mon amie de plus de vingt ans, il y a deux ans, voilà que le sort s'attaque maintenant à V. ALors J., mon meilleur pote, mon presque-frère qui a bien résumé la situation. Il me dit d'un ton moqueur, qu'il fait pas bon me connaitre depuis 20 ans! Il n'y a que lui, pour me dire des conneries pareilles et me faire sourire quand même. Mais c'est vrai, Catherine et V. sont les personnes les plus importante de mes vingt ans, alors par moment il est difficile de ne pas croire que la vie est une fichue garce.
Je suis quelqu'un de fondamentalement optimiste, je me crois très chanceux et j'ai une grande disposition au bonheur. Alors j'ai developpé une sorte de superstition qui me fait croire que rien de grave ne m'arrivera, personnellement. Mais je voudrais que Dieu, s'il veut que je me mette à croire un peu en lui, cesse de s'attaquer à mes amies, si c'est pas trop lui demander.

lundi, 17 septembre 2007

La place de L'étoile

Le lac d'annecy est romantique mais un jeune homme qui travaille dans la traite des blanches evitera de pareilles pensées.
Je prends le premier car pour T., un chef lieu de Canton de j'ai élu au hasard sur la carte Michelin. La route monte, les virages me donnent la nausée.Je me sens près d'oublier mes beaux projets.
[...]
Si je montre du doigté, on me trouvera bientôt sympathique , je pourrai m'introduire chez les indigènes et repérer sournoisement une jeune fille digne d'être exportée au Brésil.
[...]
Une jeune fille blonde dans le jardin du presbytère.Elle me devisage avec curiosité: l'abbé Perrache me présente sa nièce Loitïa.
[...]
Loitïa s'est inclinée devant la cheminée. Elle a la tête inclinée et le regard pensif des jeunes filles de Boticelli.Elle aura du succès l'été prochain dans les bordels de Rio.
[...]
Le chanoine du St-Gervais, supérieur du collège de T. se montra très satisfait de mon discours. Dès notre premier entretien, il me proposa de remplacer un professeur d'histoire, l'abbé Ivan Canigou,qui avait disparu sans laisser d'adresse.
[...]
"Votre salaire! Je m'occupe de la jeune fille ! Vous, pas de temps à perdre, Après la savoie, la Normandie, téléphonez moi à Bordeaux dès que vous y serez arrivé."
Loitïa me jette un regard affolé, je lui promets de revenir toute de suite.

...

La place de l'étoile. Patrick Modiano.

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( Le collège de T. , là où se sont tramées ces histoires sordides )

J'ai tout de suite identifié le village de T., comme étant celui de ma grand-mère.
Rafaël Schlémilovitch, s'attire la sympathie des habitant du village , puis devient enseignant au collège de T., avant de s'enfuir avec Loitïa, pour la livrer au vicomte Levy- Vendôme qui lui fera connaitre les bordels de Rio. Ce collège, fleuron de l'enseignement catholique, je l'ai eu sous les yeux à chaque vacance, de mon enfance. On le longeais pour monter au chalet de Madame P., une fameuse commère, à laquelle ma grand-mère allait rendre visite et que ma mère evitait soignement. Madame P. habitait dans une pente. qu'on dévalait en luge, pour venir butter sur le mur du collège. Il m'a toujours semblé inquiétant, je ne l'ai jamais aimé. J'aurai du me douter qu'il avait abrité des choses aussi peu catholiques que la traite des blanches.

vendredi, 14 septembre 2007

Brêves de Libellule

Hier soir, avec Libellule, dans mon char de feu - karr tan, en breton, c'est automobile, mais littéralement, c'est char de feu ( c'etait la minute éducative de ce blog, merci) -

Nous laissons passer un militaire, au cheveux blancs, vétu d'un treillis:

Papa, regarde ce militaire !
il est drôlement vieux, non ? on peut encore être militaire à cet âge, là ? Il doit plus pouvoir rendre beaucoup de services, si ? Et pourquoi il est habillé comme ça ? ça sert à quoi une tenue de camouflage en ville, il passe vraiment pas inaperçu !"



Les enfants sont antimilitaristes de façon instinctive.

( je n'ai pas eu le temps de dire un seul mot)



Ce matin, elle me demande malicieuse: tu sais ce que c'est le slogan de Citroën ?
j'avoue mon ignorance. Alors elle me raconte une histoire:

c'est Le Pen qui traverse la rue, alors il y a une citroên qui arrive et boum, elle l' écrase: "c'est fou ce que Citroën peut faire pour vous ! "


Les enfants sont anti-fascho de façon instinctive.

jeudi, 13 septembre 2007

vu sur un blog.

"Ensemble avec Dominique de Villepin"

Ô Dominique, vous qui avez le cœur tendre et êtes toujours fidèle,
Nous sommes unis à toi, et bouleversés à toi,
Nous sommes à la table, Nous sommes tes invités,
Place ta confiance dans le cristal de notre cœur,
Ô toi qui est la cause de la jalousie des sarkozystes.



je me demande si je dois placer ça au rayon "mes lectures" ... entre les aventures de Nicoléon et La lettre de Guy Môquet aux rugbymen qui s'y voyaient déjà . Un vent de crétinerie aigüe s'est abattu sur la France, mais heureusement il nous reste les poêmes ( j'en suis bouleversé à vous )

cette note s'autodétruira très vite, je crois :)

mardi, 11 septembre 2007

Le tiercé

Je m'interroge sans avoir la réponse depuis trois jours sur une phrase que j'ai lu.
D'ailleurs, il n'y a pas de réponse
Je dirais même que la question n'a guère de sens.
D'ailleurs, ce n'est même pas une question
C'est moi qui me pose la question.

c'est une affirmation:

J'étais déjà hors d'âge lorsque je découvris Julio Cortázar, sans doute l'un des trois grands écrivains sud-américains de ce siècle. Que le géant argentin soit devenu, et resté depuis 20 ans, un si fidèle compadre est un des grands bonheurs de ma vie. (Philippe Cottet http://www.cottet.org/etudes/cortazar.htm


Je ne pense pas qu'il soit dans les intentions de l'auteur de cette affirmation de faire un tiercé, ni de comparer les mérites des uns et des autres. Autrement dit, je me mets la pression tout seul. Mais bon sang, qui sont ces trois grands écrivains sud-américains de ce siècle ? quel est le tiércé gagnant, et quel consensus ?

Je vous ai dit qu'il n'y avait pas de réponse. Evidemment. Le consensus en littérature, ça se saurait, non ? Mais il y a forcément quelques noms qui se dégagent dans l'esprit de chacun. Chacun dressera son petit panthéon personnel, faisant la part des ses goût et de son ignorance et nous en resterons là. Neanmoins, l'affirmation est forte. " l'un des trois grands écrivains" .. ce n'est pas l'un des 10 ou des 15, tu vois ? il te faut en choisir trois.

et ça se complique.
Parceque moi aussi je mets Cortazar, dans les trois. Cortazar est un immense écrivain, une joie et un bonheur de lecture sans fin.
Bref, il faut en choisir encore deux. euh ... plus que deux !
et dans ces deux, comment pourrait oublier Sabato, le sublime, l'inégalable Ernesto que j'admire par dessus tout ?
vous voyez qu'il n'en reste plus qu'un. bon dieu, plus qu'un !

comment ne pas prendre Borges. Vous me voyez oublier Borges, dans les trois plus grand écrivains d'amérique Latine ? vous voyez bien que ce n'est pas possible, tellement Borges marque la littérature de son empreinte. ce n'est pas un choix de convenance. On ne peut oublier Borges, un point c'est tout !
mais là, ça fait 3 argentins ! et c'est quand même un peu fort de dire que les 3 plus grands sont des argentins ! donc si j'enlève Borges ? je vais me forcer à ne pas le remplacer par Bioy Casarès, que j'admire tout autant .. mais plus d'argentin, on a dit !
Mettons que les poètes ne soient pas considérés ici , hein .. sinon, je ne peux échapper à Neruda ! qui tu mets en 3eme ?
Quiroga ? peut-on décemment oublier Quiroga dans ce tiercé ? Et Coloane ?
par chance, je connais moins le Brésil, même si des incursions dans les nouvelles brésiliennes l'an dernier m'ont convaincu de l' immense richesse littéraire brésilienne, avec des auteurs comme Lygia Fagundes Telles ou Joao Guimaraes Rosa. On passera sous silence le pénible Coelho, car comme dirait une amie .. "évidemment que je n'ai pas lu et que je n'ai pas aimé!"
Et pour moi, ni Vargas Llosa, ni Garcia Marquez ne peuvent figurer dans cette liste de trois. alors qui, bon sang ? je dois lire encore, je vous en reparle dans 20 ans.
et vous, vous dites quoi ?

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